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Logement social

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Les maisons de chambres disparaissent

« L’itinérance couvre plusieurs réalités : l’itinérance situationnelle ou transitoire, l’itinérance épisodique ou cyclique et l’itinérance chronique. Si l’itinérance situationnelle reste la plus répandue, elle dépend largement de l’accès ou non à un logement bon marché.

En effet, une étude menée en 2004 (1) dans les trois grands refuges montréalais précise que la raison la plus souvent invoquée pour demander un hébergement d’urgence est la perte de son logement. Ainsi, une dégradation de l’accès à des logements bon marché a un impact sur la proportion d’itinérance chronique.

La réalité actuelle du marché ne permet pas aux personnes seules les plus vulnérables de se loger de façon appropriée. Les maisons de chambres disparaissent alors que, traditionnellement, elles représentaient un tremplin pour l’accès à un logement bon marché.

Il ne reste que 2 915 chambres sur le marché privé à Montréal (2). Ces chambres sont majoritairement situées dans les quartiers centraux et font l’objet de pressions immobilières importantes : une étude du RAPSIM (3) démontrait que 1164 chambres auraient été perdues à la suite d’un changement de vocation entre 2001 et 2005. » Extrait de Mémoire du Réseau d’aide pour les personnes seules et itinérantes de Montréal – RAPSIM - Février 2008

 

1. Portrait de la clientèle fréquentant les refuges pour itinérants en saison froide, Marie-Marthe Cousineau, Centre international de criminologie comparée, novembre 2005

2. Cadre d’intervention sur les maisons de chambres, Division du développement de l’habitation, Direction de la planification et des interventions stratégiques, mars 2007

3. Portrait des maisons de chambres, RAPSIM, hiver 2005, www.rapsim.org

 


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