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vu d'italie - un regroupement d'organismes fait pression sur le gouvernement

Mai 2007 - Edito, par Bruno Ferrari - Directeur général

Bruno FerrariChers lecteurs et chers amis,

En Italie, un regroupement d’organisme communautaire offrant des services en toxicomanie vient d’entreprendre des représentations pour amener le gouvernement à dédier 1,4% du budget de la santé à cette problématique, plutôt que les 0,8% alloués jusqu’à maintenant.

Une série d’arguments accompagne un appel au regroupement qui sera largement médiatisé grâce à un congrès national prévu le 26 juin 2007. L’approche du regroupement vise à rappeler au gouvernement que les dépenses engendrées par la prise en charge des traitements des personnes toxicomanes sont en fait autant d’économies d’échelle, et qu’il est temps que les institutions publiques cessent de regarder de haut ce réseau dynamique et efficient qui offre des programmes de qualité pour des coûts très raisonnables.

Le groupement fait des rappels qui peuvent facilement être appliqués à notre réalité locale ; le nombre de places dans les centres publics, incluant les centres conventionnés, a très peu évolué au cours de la dernière décennie ; les centres certifiés font l’objet de multiples références du réseau public sans qu’une convention financière soit établie. En fait, les intervenants travaillent dans un continuum pratique de bon sens qui draine plusieurs milliers de personnes chaque année vers le réseau communautaire et, à bien y penser, Dianova Montréal traite plus de 1200 appels par année!!

La dépendance est un facteur aggravant omniprésent dans la plupart des difficultés sociales !

Plusieurs études estiment qu’il est possible de réaliser des économies de 4$ à 10$ pour chaque dollar dépensé en traitement; les personnes accueillies en traitement cessent leurs activités illégales et nécessite moins d’attention de la sécurité publique et des services judiciaires, elles améliorent leur santé et font moins appel aux services d’urgence. Ces personnes retrouvent aussi leur autonomie qui dans de nombreux cas passe par un retour à l’emploi après avoir fait appel à la sécurité du revenu pendant plusieurs mois, voir plusieurs années. Et que dire des coûts directs de l’incarcération qui varient de 200 à 400$ par jour contre un coût de traitement de 60$ par jour à Dianova à titre d’exemple.

Faut-il passer à l’action ?

Nous devons au moins nous efforcer de rappeler régulièrement cette réalité : Si on ajoute aux centres privés de réhabilitation l’ensemble de groupes communautaires qui oeuvrent en réduction des méfaits et ceux qui offrent du soutien communautaire en logement social, notre réseau est très rentable. Une telle information devrait amener le gouvernement à faire un raisonnement financier qui aurait un impact social majeur.

Entre autres résultats, nous pourrions enfin arrêter de gérer la précarité pour nous dédier à assurer la qualité continue de nos programmes.

Bruno

bruno.ferrari@dianova.ca

NTORS (The National Treatment Outcome Research Study, Angleterre) : for every extra £1 spent on drug misuse treatment, there is return of more than £3 in terms of costs savings associated with lower levels of victim costs of crime, and reduced demands upon the criminal justice system. The total cost savings to society will be even greater than this. OEDT  (observatoire de la com. européenne sur la drogue et les toxicomanies) ; TOPS ; DARP

The average cost of incarcerating a man or woman in provincial prisons ranges from $72 000 to 150 000 annually.

www.scs-scc.gc.ca/text/pblct/basicfacts/BasicFacts_e.shtml#Context5

 


Le réseau Dianova