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un pas vers la dignité pour les personnes affectées par des troubles de dépendance

Octobre 2009, édito, par Bruno Ferrari, Directeur général

Projet de loi n° 561 déposé par la ministre déléguée aux Services Sociaux, Lise Thériault, modifiant la loi sur les services de santé et les services sociaux concernant la certification de certaines ressources offrant de l’hébergement.

Dianova, en plus d’une trentaine de centres au Québec, a répondu présent dès le lancement d’un cadre normatif pour les centres de traitement des dépendances présenté en 2001 par le ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS). Depuis, plusieurs autres ressources ont emboîté le pas, reconnaissant dans cette démarche un besoin urgent de définir la qualité du secteur dans lequel certaines ressources peuvent représenter un risque pour l’intégrité des bénéficiaires.

Huit années se sont écoulées et peu de chemin est parcouru !
Lors du lancement du processus de certification, à la mention consacrée rejetant toute possibilité de financement à court terme s’ajoutait une foule d’intentions relatives à l’organisation des services qui allait valoriser les centres certifiés, une pression allait certainement peser sur les ressources ne répondant pas au cadre normatif. Au contraire, la pression s’est installée sur les épaules des centres certifiés, qui par leur engagement dans une démarche de qualité ont augmenté fortement leurs charges en ne bénéficiant, encore aujourd’hui, que des même (rares) ressources que les centres non certifiés.

Le projet de loi n° 56 doit être adopté et implanté au plus vite !
Dianova accueille favorablement le projet de loi n° 56 et milite en faveur d’une élaboration rapide des mesures d’implantation. Chaque jour qui passe présente un risque évitable pour la sécurité de personnes extrêmement vulnérables qui nécessitent des traitements. Nous estimons que le chemin a été suffisamment mis en lumière et que les délais doivent être réduit au minimum. La qualité est une intention portée dans les gênes d’une organisation. Un communiqué écrit et une annonce publique devrait suffire à activer les derniers acteurs potentiellement capable d’adhérer au cadre normatif dans les trois à six mois suivant une telle annonce. La certification obligatoire doit être chose induite et faite dès la fin de l’année 2010.

L’enquête canadienne de la consommation d’alcool et de drogues2 semble démontrer que les efforts combinés en matière de prévention, d’information, de traitement, et de contrôle donnent des résultats encourageants. Le bénéfice pour les individus est inestimable et ces efforts doivent être poursuivis car il se reflète évidemment sur notre société. Nous nous devons, ensemble, d’optimiser l’utilisation de nos ressources et d’investir dans les activités qui ont démontré leur efficience. Les centres de traitement des dépendances du Québec, aujourd’hui regroupés en association (l’ACTDQ) ont largement démontré leur capacité de contribuer à cette démarche. Les membres de l’ACTDQ offrent une large gamme d’expertise dans les domaines de l’évaluation, l’orientation, le soutien à la désintoxication, le traitement et la réintégration sociale des personnes aux prises avec une problématique de dépendance.

Bruno Ferrari.
bruno.ferrari@dianova.ca

1 http://www.assnat.qc.ca/FRA/39legislature1/projets-loi/publics/09-f056.htm Ce projet de loi étend le processus de certification déjà prévu pour les résidences pour personnes âgées aux ressources qui offrent des services en toxicomanie.

2  L'Enquête de surveillance canadienne de la consommation d'alcool et de drogues (ESCCAD) - En 2008, tandis que le taux de prévalence moyen national de consommation modérée et fréquente s'élevait à 31,5 %, celui du Québec était le plus élevé, à 37,8 %, et celui de Terre Neuve et Labrador était le plus bas (18,8 % du la population). Même si Terre Neuve et Labrador présentait l'un des taux de prévalence de la consommation d'alcool les plus bas pour l'année précédente, la province affichait également le taux le plus élevé de consommation importante et fréquente, soit 9,4 %. À l'inverse, le Québec présentait le plus faible taux de consommation importante et fréquente, c'est à dire 3,5 %.

 


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