Le mot du directeur
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- Hiver 2012 - Hommage à Farshad Mohammadi, notre concitoyen
- Automne 2011 - Courage et détermination
- Été 2011 - L'été meurtrier, un hommage à Esther et Xavier
- Hiver 2011 - Consolidation et nouveaux projets
- Automne 2010 -la consolidation du financement des osbl… le gros bon sens!!
- Mai 2010 -Indifférence: itinérance et dépendances, même combat?
- Janvier 2010 - Mettons un terme à l'incohérence!
- Octobre 2009 - Un pas vers la dignité pour les personnes affectées par des troubles de dépendance
- Juin 2009 - De l'urgence de mettre du nerf dans le système
- Février 2009 - 2008, un an de projets, un an d'engagements
- Novembre 2008 - Parlons de succès, parlons de complexité
- Juillet 2008 - Dianova présente sa grande vente de charité
- Avril 2008 - Centres privés: le ministre annonce des changements!
- Août 2007 - Chaîne humaine: beau temps, mauvais temps, la générosité ne craint pas la pluie
- Mai 2007 - Vue d'italie: un regroupement d'organismes communautaires fait pression sur le gouvernement
- Septembre 2006 - Joignez-vous à la chaîne humaine de Dianova!
- Janvier 2006 - Bilan de l'année écoulée
- Mars 2005 - Le point sur les programmes de Dianova
- Février 2005 - Le choix de la qualité appelle la reconnaissance des institutions
- Novembre 2004 - Mise en place des services externes
- Décembre 2003 - Un plan de travail axé sur les services
- Janvier 2003 - Un engagement vers la qualité et la disponibilité
- Novembre 2001 - Dianova, un élément dans un effort général commun
indifférence: itinérance et dépendances,
même combat?
Mai 2010, édito, par Bruno Ferrari, Directeur général
Hommage à Hugo Alfredo, un homme itinérant décédé à New York le 24 avril dernier
Un homme meurt dans la rue, poignardé après avoir pris la défense d’une passante qui a été agressée. Des gens circulent autour du corps ensanglanté, certains hésitent et poursuivent leur route sans prévenir les secours. Hugo Alfredo nous a laissés en nous rappelant qu’un homme sans abri reste un homme, et que notre humanité semble se désagréger face aux maux qui affectent les sociétés développées.
Entendre relater un tel évènement, souvent accompagné de commentaires absolutistes dénonçant l’indifférence des personnes face à des situations dramatiques, extrêmes, me fait toujours douter de moi-même. Quelle sorte de personne serais-je face à un tel événement ?
A bien y réfléchir, je pense que je suis deux types de personnes. Une personne qui prendrait immédiatement les devants et appellerait les secours. Oui, j’essaierais sans aucun doute d’interpeller les passants, de solliciter leur aide. Oui, je serais un citoyen engagé face à une situation qui me donnerait le sentiment d’être capable d’aider ces personnes vulnérables côtoyées dans le cadre de mon travail, de mes compétences.
Mais dans d'autres situations, générant chez moi un sentiment d’impuissance, totalement en dehors du champ de mes compétences, dans un milieu inconnu, une langue étrangère, face à des personnes qui vivent une difficulté qui m'est absolument étrangère, incompréhensible... Ne pourrais-je pas, moi aussi, être cette personne qui passe en espérant que le prochain saura quoi faire ?
Je ne blâme pas d’emblée ceux qui détournent le regard et essaient de se convaincre qu'ils n'ont rien vu. Je pense sincèrement que toute personne s'en sentant capable prendrait les mesures adaptées. Mais les maux qui encombrent nos cités sont complexes, multifactoriels… Les personnes affectées doivent être abordées avec sérieux, professionnalisme, empathie et humanisme. Cela fait beaucoup de mots combinés pour le quidam pressé de rentrer chez lui ou en retard pour son travail.
Je pense que le sentiment d’impuissance est à l’origine des gestes d’indifférence. Nous devons accepter cela tout en continuant nos efforts d'éducation. Bien plus que de critiques, le monde a besoin d'outils de base, susceptibles de rétablir la confiance de chacun à poser ces gestes simples. Cela d’une part. Mais d’autre part, pour les enjeux d’itinérance, les dépendances, la santé mentale, qui sont les problématiques les plus désarmantes pour la population, nous devons renforcer la prise en charge communautaire des personnes affectées et supporter leur insertion. Et cela ne se fera pas sans qu’une volonté politique solide vienne l’encourager.
À bientôt en tout temps sur www.dianova.ca
Bruno Ferrari, Directeur général.
Le réseau Dianova
Le réseau Dianova
Etabli dans 11 pays d'Europe et d'Amérique, le réseau Dianova est constitué d'un ensemble d'organisations indépendantes qui animent des programmes sociaux et développent des initiatives novatrices dans les domaines de la prévention et du traitement des addictions, de l'éducation et du développement de la jeunesse.
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Dianova International bénéficie d'un statut consultatif aux Nations Unies
Depuis juillet 2007, le Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) accorde un statut consultatif spécial à Dianova International, pour son engagement dans trois des domaines d’intérêt des Nations Unies : les addictions, la jeunesse et l’éducation.
Nicaragua, Hotel Europeo
Les activités de Dianova au Nicaragua sont financées grâce aux dons et aux bénéfices réalisés par l'hotel Europeo. Cet hôtel 3 étoiles, de très bonne réputation vous accueille en plein centre de Managua dans une ambiance pittoresque en offrant des installations confortables et un restaurant de cuisine nicaraguayenne. N'hésitez pas à réserver et à soutenir le travail de développement social que fait Dianova dans ce pays!!
