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L'AQCID, UN ACTEUR MAJEUR AU QUÉBEC
Dianova est membre actif de l’Association Québécoise des Centres d'Intervention en Dépendances (AQCID). Ce regroupement de 65 centres certifiés dans 13 régions du Québec vise entre autre à faire valoir la rigueur et l’excellence dans la qualité des services offerts aux personnes affectées par un problème de dépendance.

Les membres de l’AQCID ont accueilli plus de 11 000 personnes en 2012-2013.

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"On ne doit pas stigmatiser les personnes qui souffrent"
"Suite à une demande faite par une talentueuse intervenante du Centre Dianova, j’ai accepté de recevoir dans mon centre équestre un autre volet de la souffrance humaine : la toxicomanie".

Autres ressources d'aide en toxicomanie et/ou logement social

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Projet Répit Urbain
projet d’accueil visant le développement des connaissances et des compétences des jeunes de la rue dans une perspective de réinsertion sociale.

Téléchargez le rapport d'évaluation du programme Répit Urbain par le centre de recherche de l'Institut Douglas (pdf, 300 Ko)

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Professionnels toxicomanie
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Des "trucs" pour les parents L'éducation sur les drogues doit commencer à la maison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"j'ai retrouvé celle que je croyais avoir perdue"

Celles et ceux qui vivent dans la marginalité, pour et par la drogue, vont souvent très loin dans un mode de vie destructeur. Jusqu'à renoncer à leur intégrité physique, jusqu'à faire mal à ceux qu'ils aiment, jusqu'à toucher le fond. Comme nous tous pourtant, ces hommes et ces femmes possèdent aussi des valeurs à partager, l'espérance de beaux lendemains, l'envie de vivre pleinement leur vie.

Grâce à son témoignage, une résidente de Dianova nous montre que rien n'est perdu de manière définitive, et que l'on peut avoir le courage de trouver sa propre voie… Avec le soutien adéquat...

écoute et solidarité Depuis 2003, je me prostituais, prise dans les griffes des gangs de rues. Je m'en étais sortie brièvement quatre ans plus tard après la mort du gars pour qui je travaillais… pour retomber dans le panneau quelques temps après, avec un autre gars, un autre gang, plus dangereux encore.

J'ai finalement tout perdu et je suis même retournée habiter chez ma mère. Je me prostituais encore, mais sans proxénète cette fois, et seul l'argent comptait pour moi. L'argent. J'en faisais beaucoup, c'était le centre de mon univers et je n'avais appris que ça. Je n’avais plus aucune valeur. Je servais juste d’objet sexuel.

J'ai travaillé dans le même métier pourri jusqu’en juillet 2011 mais la fatigue et la déprime m’ont rattrapée.  J’étais devenue droguée, dépendante de l’alcool, je faisais beaucoup de psychoses et j’étais devenue méchante, même envers mes enfants, ce qui me semble inacceptable. Un soir, dans le bar où j'avais l'habitude d'aller, j'ai fait une dernière intoxication. J'avais tout mélangé, la coke, le speed, l’ecstasy, la tequila, le vin et les ativans. C'était le dernier soir, celui qui m'a décidée à tout arrêter.

À trois heures du matin je suis rentrée chez moi, avec deux gars je crois, il s'est ensuite passé des choses que je regrette beaucoup. C’est à ce moment là que je me suis dit « c’est assez! ». J’ai voulu m’enlever la vie. J'avais trois grammes de poudre, quinze ativans et plein d'autres pilules. J'ai tout avalé et… j'ai dormi. J'étais certaine de mourir, mais non, j'ai juste gelé davantage. À mon réveil, je suis tombée sur le sol de la salle de bain et je me suis blessée à la tête.  J’étais  seule. J’ai fait couler un bain d’eau glacée pour revenir à moi. C’est suite à cet événement que j’ai commencé à faire les démarches pour entreprendre une thérapie. Je réalisais que le geste je venais de poser était très grave.

J'étais motivée à changer ma vie, retrouver mes valeurs, réapprendre à vivre. C'est ce qui s'est passé. À Dianova, j’ai appris à me retrouver, à savoir que je suis une fille qui a de belles valeurs. Je ne suis pas obligée de dévoiler mon corps pour être belle. J’ai appris à me contrôler émotionnellement. J’ai aussi appris à gérer ma colère avec les hommes.

Je me suis concentrée sur moi-même pour réussir ma thérapie. Je me suis ouverte aux critiques et aux suggestions des intervenants et des autres résidents. Désormais, je mange de façon saine, je m’affirme sans sauter la coche. J’ai entrepris aussi beaucoup de projets extérieurs comme mon retour à l’école.

Le centre de Dianova à TerrebonneJ’ai atteint mes objectifs en travaillant ma patience et en communiquant. Quand je suis arrivée ici, j’étais quelqu’un de pas très sociable et je n’avais pas l’habitude d’accepter les règles. J’ai eu différents outils à travers les ateliers et les rencontres avec mon intervenante. Je suis devenue une fonceuse et j’ai pris tous les outils qui m’ont été proposés. J’ai appris à mettre mes limites dans tout.

Je me suis améliorée à plusieurs niveaux. Côté vestimentaire, je m’habille adéquatement, côté relationnel, ma vision des hommes s’est améliorée.

Je suis capable d’avoir des conversations sérieuses sans que ça tourne mal. Je me sens un peu plus en confiance aux côtés d’un homme. Je me suis trouvé des qualités que je ne croyais pas avoir. Je suis douée, honnête, calme et j’ai de belles valeurs.

Parler du passé et revenir sur les choses qui ont causé ma consommation a été très difficile. Mes enfants m’ont aussi énormément manqué. J’ai trouvé ça très dur mais cela a valu la peine car j’ai découvert beaucoup de choses pour m’aider lorsque je retournerai vivre avec eux.

Je suis fière d’avoir fait le choix de monter la côte qui mène au centre. Je suis fière d'être entrée dans le bureau d’admission et d’avoir pris la décision de faire une thérapie. Quand j’aurai terminé mon programme, je prendrai une pause d’un mois ou deux pour respirer un peu, reprendre le rythme de la vie et ré-apprivoiser ma vie avec mes enfants. Je n’ai jamais vécu avec eux à temps plein, c’est un gros défi pour moi mais je compte bien y parvenir!

Chemin vers TerrebonneEnsuite, à la fin janvier, j'envisage de retourner aux études et terminer mon secondaire cinq. Je veux être infirmière et continuer à étudier  pour devenir ambulancière. Par contre, je devrai me préparer aux obstacles et aux déclencheurs.

Pour être solide et faire face aux défis, je vais continuer à faire des meetings, avec ma mère. Si je me sens fatiguée ou un peu déprimée, je devrai prendre du recul et du temps pour moi. De toute façon, je pars d’ici bien ressourcée. J’aurai des rencontres avec un psychologue et sexologue, avec le CALAC et le CLSC de mon coin, pour m’aider à surmonter mon passé et à améliorer mes aptitudes parentales.

Je remercie toute l'équipe de Dianova pour leur soutien et leur bon travail, et merci à mon intervenante, Stéphanie.

Anonyme

Album photo: le centre de Dianova à Terrebonne


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